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LUNDI 15 MARS 2010

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Actualité

Vu(es) d'Amérique

Vu(es) d'Amérique

Hassan Ammar/AFP/Getty Images

le président Syrien Bashar-el-Assad et son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali sont parmi les invités controversés de Nicolas Sarkozy au défilé du 14 juillet.

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30 juin 2008

Cette semaine, Newsweek s'interroge sur les invitations de Nicolas Sarkozy au défilé militaire du 14 juillet, tandis que le New York Times s'intéresse aux nostalgiques du franc dans un petit village de provence, et que le New York Sun s'extasie devant le dernier film de Catherine Breillat.

A quelques jours du 14 juillet, appelé "Bastille Day" aux Etats-Unis, Newsweek consacre un des ses articles à la politique étrangères de Nicolas Sarkozy. "Le président français a l’intention de faire de ce jour spécial un moment crucial pour ses relations avec le reste du monde", écrit le journaliste Christopher Dickey. La principale tâche de Claude Guéant, son chef de cabinet, serait actuellement de s’assurer que le dictateur syrien Bashar al-Assad et le premier ministre israélien Ehud Olmert soient tous deux présents le 14 juillet à paris, lors du défilé, "peut-être pour parler de la paix". Pour le magazine, "il a mis beaucoup de choses sur la table, il les agite en même temps, il rompt des habitudes françaises que la population considérait comme immuables". Puis, il poursuit: "[Les Français] assistent à un changement radical de la politique étrangère et de la doctrine de sécurité nationale en place depuis des décennies". Selon Newsweek, la plus claire allusion aux ambitions de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère et de défense a eu lieu durant le discours qu’il a prononcé devant l’élite militaire française la semaine dernière. "Il a insisté sur l’importance d’être flexible dans un monde incertain où les dangers sont ‘diverses et changeants’. (...) Au lieu de conserver des garnisons dans l’Afrique francophone, la France va préparer son action dans ce que le Ministre de la défense Hervé Morin appelle l’arc de crise de la Mauritanie à l’Afghanistan". Le journaliste remarque qu'il s’est aussi "rapproché d’Israël de manière enthousiaste", ce qui n’était pas le cas de ses prédécesseurs, davantage pro-arabes.
http://www.newsweek.com/id/142565

Dans le New York Times, un reportage nous emmène dans un village de Provence, où les nostalgiques du franc font de la résistance. Dans le village de Collobrières, tous les commerces acceptent le franc aussi bien que l’Euro, rapporte le journaliste Steven Erlanger. "Avec la possibilité de voyager librement par-delà les frontières, l’introduction de l’Euro en 2002 est reconnu comme un grand pas dans la construction d’une Europe unie. Mais les billets en euro, imprimés d’images abstraites comme des ponts ou des bâtiments sans aucun portrait de quiconque, vivant ou mort, sont sans visage, comme les “Eurocrates” qui dirigent la nouvelle Europe", explique le journaliste. Mais c'est surtout l'inflation galopante, mise sur le compte de l'euro, qui entretient la nostalgie. Nathalie, une boulangère de 49 ans, est à l’origine de cette initiative: "Les gens se souviennent des prix en francs, et ils sont vraiment surpris maintenant quand ils utilisent les francs de voir que tout coûte plus cher", explique-t-elle. "D’abord pris comme une plaisanterie, l’échange du franc a été très bon pour les affaires. Collobrières a engrangé 120 000 francs, soit environ 18 300 euros ($28 900) (…) depuis que le 1er avril, date à laquelle les commerçants ont commencé l’opération."
http://www.nytimes.com/2008/06/30/world/europe/30france.html?_r=1&emc=tnt&tntemail1=y&oref=slogin

Dans le New York Sun, Steve Dollar parle en termes élogieux du dernier film de Catherine Breillat, The Last Mistress (Une vielille maîtresse). Dans son article intitulé "The Naked Force of Nature" ("La force nue de la nature"), il décrit le film comme « somptueusement réalisé et diablement adroit dans sa provocation". "Mrs Breillat (…) utilise la narration pour ses propres idées, drôles et ferventes, sur l’anarchie et la passion et le désordre du décorum." Le critique s’attarde également sur les comédiens, principalement sur Asia Argento: "Le vrai scandale peut-être, c’est que la bombe humaine qu’est Melle Argento est censée être une femme peu attirante, voire "un peu mauresque", qui se débrouille pour aspirer un homme plus jeune dans son tourbillon charnel malgré le fait qu’une nymphette aux yeux humides l’attende jusque tard le soir."
http://www.nysun.com/arts/the-last-mistress-the-naked-force-of-nature/80791/

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