Veolia dans le collimateur d’élus démocrates au Congrès
Getty Images
Le patron de Veolia Environnement, Henri Proglio, répond aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse en septembre 2006.
25 juillet 2008
Le projet du groupe français Veolia de rapatrier 20 000 tonnes de déchets toxiques du Mexique fait l’objet d’une fronde au Congrès. John Dingell, puissant élu Démocrate à la Chambre des Représentants, a envoyé une lettre de protestation à l’Agence pour la Protection de l’Environnement. Réponse attendue le 4 août prochain.
John Dingell est un élu remonté. Le Représentant démocrate du Michigan a envoyé mardi une lettre à l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) pour protester contre le projet du groupe français Veolia d’importer 20 000 tonnes de déchets toxiques du Mexique pour les incinérer dans son usine de Port Arthur au Texas. Le message est fort. John Dingell est le président du comité sur l’Energie et le Commerce de la chambre des Représentants, un organe qui supervise le travail de l’EPA.
“Il est déconcertant de voir que l’EPA permettrait à une compagnie qui n’est pas connue pour son respect de l’environnement d’importer des produits chimiques toxiques dans notre pays”, écrit John Dingell. “Peut-être faudrait-il rappeler à l’EPA que l’agence travaille pour les Américains (…) et non pas pour des compagnies comme Veolia”. Gene Green et Hilda Solis, deux Représentants démocrates, se sont joints à l’appel de leur collègue du Michigan.
Le gouvernement Bush a indiqué en mars qu’il autoriserait Veolia à rapatrier jusqu’à 20 000 tonnes de PCB, alors que l’importation de ces déchets toxiques est normalement interdite aux Etats-Unis. Le ministère américain de l’Environnement a justifié sa décision en affirmant qu’il était plus sûr d’incinérer ces déchets toxiques dans une usine conçue pour cela, plutôt que de les entreposer au Mexique. Lauren Bloomberg, porte-parole du comité sur l’Energie et le Commerce, indique que l’EPA a désormais jusqu’au 4 août pour répondre à John Dingell et à ses deux co-signataires. Une décision finale est attendue d’ici la fin de l’année.
Contacté par France-Amérique, Mitch Osborne, administrateur de l’usine d’incinération de Veolia à Port Arthur, n’a pas encore pris position. Il a cependant été cité cette semaine dans le Houston Chronicle et a assuré que le processus de destruction des déchets ne poserait pas de problèmes sanitaires pour les habitants de Port Arthur. Les oppoosants au projet de Veolia estiment qu’il y a d’autres moyens plus sûr de s’attaquer aux déchets toxiques. Ils prétendent que l’incinération du PCB produit de la dioxine et peut notamment provoquer des cancers et des problèmes cérébraux.
Lauren Bloomberg affirme que le comité sur l’Energie et le Commerce n’a pas encore déterminé son plan d’action pour les prochaines semaines et qu’aucune audience n’a pour l’instant été fixée. L’attachée de presse dit cependant que le comité a l’intention d’exercer un contrôle “vigoureux” sur le projet de Veolia.
John Dingell est un élu remonté. Le Représentant démocrate du Michigan a envoyé mardi une lettre à l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) pour protester contre le projet du groupe français Veolia d’importer 20 000 tonnes de déchets toxiques du Mexique pour les incinérer dans son usine de Port Arthur au Texas. Le message est fort. John Dingell est le président du comité sur l’Energie et le Commerce de la chambre des Représentants, un organe qui supervise le travail de l’EPA.
“Il est déconcertant de voir que l’EPA permettrait à une compagnie qui n’est pas connue pour son respect de l’environnement d’importer des produits chimiques toxiques dans notre pays”, écrit John Dingell. “Peut-être faudrait-il rappeler à l’EPA que l’agence travaille pour les Américains (…) et non pas pour des compagnies comme Veolia”. Gene Green et Hilda Solis, deux Représentants démocrates, se sont joints à l’appel de leur collègue du Michigan.
Le gouvernement Bush a indiqué en mars qu’il autoriserait Veolia à rapatrier jusqu’à 20 000 tonnes de PCB, alors que l’importation de ces déchets toxiques est normalement interdite aux Etats-Unis. Le ministère américain de l’Environnement a justifié sa décision en affirmant qu’il était plus sûr d’incinérer ces déchets toxiques dans une usine conçue pour cela, plutôt que de les entreposer au Mexique. Lauren Bloomberg, porte-parole du comité sur l’Energie et le Commerce, indique que l’EPA a désormais jusqu’au 4 août pour répondre à John Dingell et à ses deux co-signataires. Une décision finale est attendue d’ici la fin de l’année.
Contacté par France-Amérique, Mitch Osborne, administrateur de l’usine d’incinération de Veolia à Port Arthur, n’a pas encore pris position. Il a cependant été cité cette semaine dans le Houston Chronicle et a assuré que le processus de destruction des déchets ne poserait pas de problèmes sanitaires pour les habitants de Port Arthur. Les oppoosants au projet de Veolia estiment qu’il y a d’autres moyens plus sûr de s’attaquer aux déchets toxiques. Ils prétendent que l’incinération du PCB produit de la dioxine et peut notamment provoquer des cancers et des problèmes cérébraux.
Lauren Bloomberg affirme que le comité sur l’Energie et le Commerce n’a pas encore déterminé son plan d’action pour les prochaines semaines et qu’aucune audience n’a pour l’instant été fixée. L’attachée de presse dit cependant que le comité a l’intention d’exercer un contrôle “vigoureux” sur le projet de Veolia.



