Canular au New York Times: un pseudo Bertrand Delanoë attaque Caroline Kennedy
Exclusivité France-Amérique
AFP / Getty Images
Bertrand Delanoë
22 décembre 2008
Dans une lettre publiée ce lundi par le New York Times et attribuée à Betrand Delanoë, le maire de Paris critique vertement la candidature de Caroline Kennedy au poste de sénatrice de l'État de New York en remplacement d'Hillary Clinton. La mairie de Paris dément et a réclamé des excuses au New York Times qui publiera une erratum dans sa prochaine édition et l'a posté en début d'après-midi sur son site internet. For an English version of the story, click here.
Surprise de taille lundi matin dans la rubrique courrier du lecteur de l’honorable quotidien américain Le New York Times : le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pas moins, prenant la plume pour dire tout le mal qu’il pense de la possible candidature de Caroline Kennedy, fille de J.F.Kennedy, au siège de sénateur de New York. Un siège laissé vacant lorsque Hillary Rodham Clinton qui l’occupe, sera confirmée au poste de ministre des Affaires étrangères, par le Sénat, en janvier, après l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.
La lettre débute par un lapidaire « En tant que maire de Paris… » et est signée tout simplement « Bertrand Delanoë, Paris 18 décembre 2008 ». Le manque de diplomatie voire la brutalité du ton de la courte missive a surpris les services de communication de l’Hôtel de ville de Paris et ceux du Parti socialiste qui, contactés par France-Amérique, tombaient des nues et déclaraient ne rien savoir sur cette affaire tout en cherchant à mettre la main sur un exemplaire du New York Times. Une fois trouvé, Virginie Christnacht du service de presse de la mairie de Paris exprimait son « incrédulité ». Des excuses ont été réclamées au Times. Virginie Christnacht s'inquiétait des répercussions négatives que pourrait avoir ce canular sur l'image de Bertrand Delanoë auprès du public américain.
En effet, dans cette lettre, reprise par de nombreux blogeurs, l'auteur du canular s’insurge notamment qu’une descendante de la dynastie Kennedy se croit autorisée sans « aucune qualification » à mettre la main sur le siège de sénateur, il est vrai très convoité, concluant « pouvons-nous parler de déclin américain».
Conctactée par téléphone, une des responsables de la rubrique 'Editorial' du New-York Times avouait ne pas savoir comment cette lettre, adressée par courriel, avait pu se retrouver sans vérification dans le quotidien. « La lettre va être retirée du site internet et un erratum sera publié dans les pages editoriales de la prochaine édition » expliquait-elle visiblement embarassée lundi matin. « Nous sommes en train d'enquêter pour comprendre ce qui s'est passé. » Des excuses ont été postées sur le site internet en début d'après-midi.
http://www.nytimes.com/2008/12/22/opinion/22letters.corr.html?ref=opinion
Lettre attribuée à Bertrand Delanoë et publiée dans le New York Times
http://www.nytimes.com/2008/12/22/opinion/l22kennedy.html?_r=1&scp=2&sq=bertrand%20delanoe&st=cse
En tant que maire de Paris, je trouve que la candidature de Caroline Kennedy pour le siège de la sénatrice Hillary Clinton est à la fois surprenant et pas vraiment démocratique. C’est le moins que l’on puisse dire. Quel titre a Mme Kennedy pour pouvoir prétendre au siège d’Hillary Clinton ? Nous, Français, ne pouvons considérer cette démarche que comme dynastique de la part d’un clan Kennedy sur le déclin dans le pays de la Charte des Droits. C’est à la fois surprenant et révoltant.
Avec tout le respect et l’admiration que j’ai pour le défunt père de Mme Kennedy, je trouve sa démarche de très mauvais goût et après avoir lu l’article du 18 décembre (sur la tournée de Caroline Kennedy dans le nord de l’État de New York), je trouve qu’elle n’a aucune qualification pour prétendre au siège de la sénatrice Clinton.
Nous, Français, avons constamment admiré la constitution américaine, mais il semble qu’aussi bien les démocrates que les républicains s’éloignent de ce modèle véritablement démocratique. L’ère Kennedy est révolue depuis longtemps et j’imagine que New York a beaucoup de candidats bien plus qualifiés pour prendre la place d’Hillary Clinton. Pouvons-nous parler de déclin américain ?
Bertrand Delanoë
Paris, le 18 décembre 2008
English version of the story
The New York Times, Victim of Hoax, Publishes Fake Letter From Mayor of Paris
The New York Times published on Monday a letter apparently from the mayor of Paris, France, Bertrand Delanoë, where he sharply criticizes Caroline Kennedy’s quest for Hillary Clinton’s senate seat. It turns out that the letter was a fake. The Paris City Hall refuted the letter and demanded an apology from the Times. The news giant, which already posted a correction online, will publish the error in the next edition.
Monday morning brought pointed words to the letters section of the mighty daily newspaper. The mayor of Paris, Bertrand Delanoë apparently had a lot to get off his chest when it came to the senate seat of New York and the possible candidacy of Caroline Kennedy, daughter of former president John F. Kennedy. The seat, which will be vacant once Hillary Clinton is confirmed in January as Secretary of State in Barack Obama’s administration, will be filled by an appointee of the governor of New York, David Paterson.
The letter starts off with a phrase identifying the writer as the mayor of Paris and is simply signed Bertrand Delanoë. The lack of diplomacy and sheer brutality of the tone surprised the communication department of the mayor’s office in Paris and the Delanoë’s party, le Parti socialiste after France-Amérique brought the letter to their attention. Both declared having no knowledge of the matter and scrambled to get their hands on a copy of the Times. Virginie Christnacht of the press office expressed “disbelief.” She also worried about the negative repercussions that could result vis-à-vis the American public and the mayor’s image.
The letter, which has since been picked up on numerous blogs, vents its feelings that Caroline Kennedy of the Kennedy dynasty believes herself entitled to the senate seat without qualification. To finish with a flourish on the degradation of American politics, the letter asks, “Can we speak of American decline?”
Contacted by telephone, one of the editors of the New York Times editorial section admitted not knowing how this letter, sent via email, could have made its way into print without verification. “The letter is going to be taken off the site and a correction will be published in the editorial pages in the next edition,” said the editor, speaking on the condition of anonymity. Noticeably embarrassed, she explained that “something went awry.”
“We are in the process of investigating what happened,” said






















Je site." répercussions négatives que pourrait avoir ce canular sur l'image de Bertrand Delanoë auprès du public américain."
Que de prétention imaginer que Delanoë est une réputation américaine, mais il se prend pour qui ce maire, il n’est pas plus réputé, ou tout au moins parfaitement ignoré par les américains, tout comme le maire de N.Y l’est par les français. Personnellement je déteste votre maire imbue de sa personne ,plutôt revanchard, un clown. oui.
wilbrod
29 décembre 2008