RSS
NOUVEAU! Placer votre petite annonce en ligne
Découvrez LES CLÉS DE L’AMÉRIQUE!
-
-

eNewsletter
Recevez chaque semaine la newsletter France Amérique.
Voir un exemplaire.

-
LES CLÉS DE L’AMÉRIQUE
-
Trouvez France-Amérique en kiosque prés de chez vous.
-
Travel Study Guide
-
Dish Network
advertisement

Pendant ce temps-là en France

Pendant ce temps-là en France
Eric Feferberg/AFP/Getty Images

Même profil, même ambition: Nicolas Sarkozy prodigue-t-il ses conseils à son fils après son élection comme chef de groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine?

  • Imprimer l'article
  • Envoyer à un ami
  • LES CLÉS DE L’AMÉRIQUE


Publié le 19 juin 2008

La bérézina de l'équipe de France à l'Euro 2008, la remise en cause du traité de lisbonne par les Irlandais, les dents longues de Jean Sarkozy, le prix de l'essence, l'espionnage de Bernard Thibault, et un nouveau chanteur qui cartonn: Gilles Gabriel. Une actualité variée en France cette semaine.

Le fiasco est total. L’équipe de France de football a été éliminée de l’Euro après deux cuisantes défaites, face aux Pays-Bas (1-4) et l’Italie (0-2), ponctuant son parcours d’un bilan désastreux: un nul, deux défaites, un but marqué, six encaissés, et un niveau de jeu famélique. "Individuellement, collectivement, cette équipe de France n’a rien montré d’elle-même qui vaille réellement la peine qu’on s’en souvienne et qu’on escorte sa faillite de quelque indulgence", juge ainsi sévèrement L’Equipe. Si plusieurs joueurs ont failli – notamment des cadres comme Lilian Thuram, Willy Sagnol ou Eric Abidal -, c’est encore davantage le sélectionneur national, Raymond Domenech, qui est aujourd’hui sous le feu de la critique. "Oui, Domenech a fait des choix sportifs douteux, son équipe a failli. Mais l’énigme Domenech est ailleurs. Elle est dans ce drôle de mec qui ne fait rien comme tout le monde", estime Libération. Le quotidien critique notamment la "pirouette" de Domenech qui, quelques minutes après la fin du match contre l’Italie, alors que la France du foot était encore sonnée par l’élimination, a assuré que la seule chose qui lui importait était "d’épouser Estelle", sa compagne, journaliste sportive. "Irréel", pour Le Parisien. Seul Le Figaro semble au fond prendre sa défense, conspuant plutôt la fracture entre l’équipe nationale et le pays: "Jamais en ce printemps, on n'a cru que les Français pouvaient vibrer pour leurs Tricolores. L'enthousiasme n'y était pas. Manquaient la passion, l'envie, la confiance. Le courant ne passait plus. L'alchimie nécessaire, même en sport, entre une nation et ses représentants ne s'était pas faite." Est-ce un nouveau signe du douloureux rapport que la nation entretient désormais avec elle-même?

Autre symbole de la nation: son armée. Nicolas Sarkozy a présenté cette semaine le Livre blanc de la défense, visant à définir l’évolution des armées françaises à l’horizon 2025. Principale annonce : la suppression de 54.000 postes, sur six ou sept ans, dans toutes les branches de l’armée. "Les effectifs de l’armée de terre vont baisser de 17%, ceux de l’armée de l’air de 25% et ceux de la marine de 11%. Quant à la gendarmerie, elle sera rattachée au ministère de l’Intérieur dès le 1er janvier 2009", rappelle Libération. "Cette baisse importante des effectifs se traduira par des fermetures de régiments et de bases aériennes." Inquiétant pour la défense française? Pour masquer ces mesures d’austérité, le président de la République a choisi d’insister sur les efforts en matière de renseignement, dont le budget va être doublé, et sur le redéploiement des effectifs dans les régions sensibles. "En Afrique, notre dispositif doit être révisé. Il ne peut plus être fondé sur des considérations héritées de la colonisation. La création d'une base dans le Golfe, la participation accrue de la France à l'effort allié en Afghanistan montrent que notre pays est prêt à prendre ses responsabilités là où la stabilité mondiale est en jeu", se réjouit Le Figaro. De son côté, Le Monde s’interroge surtout sur la priorité donnée à l’OTAN, dont la France pourrait bientôt réintégrer le commandement militaire, "signe évidemment la fin de la singularité française imposée par le général de Gaulle dans les années 1960. Mais, en dépit de belles déclarations de principe, le Livre blanc abandonne également l'ambition portée, peu ou prou, par François Mitterrand et Jacques Chirac dans les années 1980-1990 de faire de l'Europe de la défense un acteur majeur et autonome."

L’Europe justement est au cœur de la troisième actualité de la semaine: le non irlandais au traité de Lisbonne. Le référendum voté sur l’île a en effet été refusé par 53% des votes, un nouveau coup dur pour l’Union européenne qui espérait se relancer grâce à ce nouveau mini traité. Que faire désormais? "Renégocier le traité de Lisbonne est hors de question", juge Le Figaro. "Il résulte déjà d'une renégociation laborieuse du texte abusivement nommé constitution". Pour le journal conservateur, il faut continuer la ratification dans les autres pays, et espérer faire revoter les Irlandais, sur un texte légèrement amendé. On n’en a pas fait autant pour les Français, après leur "non" en en 2005… C’est d’ailleurs ce qui hérisse Libération, qui évoque le fossé qui se creuse entre élites et populations dans toute l’Europe: "La relance de l’Europe aujourd’hui passe par l’élaboration de nouvelles priorités, par la mise en place d’un autre modèle. Si elle veut éviter les échecs à répétition, l’Europe du futur, à 27 ou à plus, doit s’affirmer comme un acteur incontournable de la vie de chacun. (…) Peut-être alors, verra-t-on disparaître l’euroscepticisme qui pointe à chaque référendum". L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui s’exprime dans les colonnes du Monde, ne pense pas différemment. Récusant les incessantes querelles sur les traités, il rappelle que l’Europe s’est avant tout construite autour de politiques et de volontés communes: "Ce qu'il faut, c'est l'affirmation d'une forte volonté commune des Vingt-Sept autour d'une priorité: défendre les intérêts des Européens dans la mondialisation en faisant de l'UE un pôle régulateur de la mondialisation sauvage. Ce qui peut se décliner: politique commune de l'énergie, de l'environnement et de la recherche, propositions de régulation financière et de réforme des institutions internationales, stratégie à long terme vis-à-vis des pays émergents, etc." Ce ne serait pas un grand bond, mais ce serait au moins un pas en avant.

La phrase de la semaine : "Si je me suis présenté, c’est en toute humilité." Jean Sarkozy a joué la carte de la (fausse?) modestie après son élection à la tête du groupe UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. Son élection fait en tout cas jaser, quelques jours après l’annonce de ses fiançailles avec l’héritière du groupe d’électroménager Darty: "Ça fait beaucoup pour un jeune homme de 21 ans, même fils d’un président", ironise Libération.

Le chiffre de la semaine : 1,50 euro. Le prix de l’essence a frôlé cette semaine ce seuil symbolique. Après un léger repli il y a deux semaines, les carburants sont ainsi repartis à la hausse, et pourrait bientôt dépasser le seuil des 1,50 euro le litre, soit près de dix francs. "Depuis le début de l'année, l'Insee dans son rapport sur l'inflation pour le mois de mai estime ainsi que les prix des carburants se sont accrus de 18%", précise Le Figaro. "Cette flambée des prix à la pompe est liée à l'ascension continue des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux".

La personnalité de la semaine : Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT a eu la désagréable surprise de trouver des micros installés dans sa voiture. "Hier matin, Bernard Thibault s’aperçoit que la porte de son garage a été forcée", raconte Libération. "Il inspecte alors la voiture de fonction que le syndicat met à sa disposition et découvre la présence d’un tournevis et d’un boîtier électronique doté d’une puce dont les enquêteurs devront déterminer si elle était destinée à enregistrer des conversations ou localiser à distance le véhicule". Et bien évidemment, découvrir qui a pu installer ce matériel d’espionnage…

La vidéo de la semaine : A l’affiche cette semaine, le film La personne aux deux personnes remet Gilles Gabriel à l’honneur. Gilles qui ? Derrière ce pseudonyme, Alain Chabat s’est amusé à façonner un personnage de chanteur improbable, star des années 80 qui désire tenter un come-back. Avant même la sortie du film, il a ainsi sorti sur Internet le clip de "Flou de toi", plus grand tube de Gilles Gabriel. Soit un clip tordant, qui se joue des codes de l’époque, pour mieux lancer le buzz :
www.dailymotion.com/relevance/search/gabriel%2Bgilles/video/x4yhgj_gilles-gabriel-flou-de-toi_music

Article suivant en Revue de presse »

France-Amérique est la plus grande publication en langue française éditée aux États-Unis.
Abonnez-vous ou réabonnez-vous, 11 numéros par an pour $50

Abonnez-vous dès aujourd’hui
Check out France Today