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JEUDI 09 FéVRIER 2012

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Vie de l’Expatrié
Les bons plans pour obtenir le O-1, un visa méconnu

(DR)

Amanda Gillespie

Les bons plans pour obtenir le O-1, un visa méconnu

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26 juin 2009

Dans son cabinet de Manhattan, Amanda Gillespie s'est spécialisée dans l'obtention du visa O-1. Une stratégie qui marche et lui garantit aujourd'hui une importante clientèle d'expatriés « extraordinaires ».

Amanda Gillepsie qualifie ses clients « d'extraterrestres extraordinaires », une description qui les enchante. Du photographe japonais au rappeur russe, de la jongleuse bulgare à l'artiste de graffiti français : tous ont pu poser leurs valises sur le sol américain après avoir obtenu, grâce à elle, un visa spécifiquement destiné aux étrangers dotés de capacités uniques et reconnus dans leur domaine.

Surnommé le « visa d'artistes », le O-1 est basé sur les compétences du demandeur. Les avocats ou les conseillers en immigration comme Amanda Gillespie sont là pour plaider en faveur de candidats, parfois atypiques, auprès des services d'immigration. « Souvent les clients arrivent chez moi en pensant que le sort de leur dossier dépend du hasard ou d'un fonctionnaire coincé. Ce n'est pas du tout le cas », affirme-t-elle.

La jeune Américaine s'est spécialisée dans la demande de visas O-1 en travaillant en tant qu'assistante juridique dans une grande boîte d'avocats. Ayant elle-même écrit deux romans, elle possède une plume et une sensibilité artistique, un atout que ses clients apprécient.

Un dossier réussi comprend deux éléments clés : un bon portfolio et un sponsor. Le rôle des intermédiaires comme Amanda Gillepsie est de guider le demandeur  dans la constitution de son portfolio et de rédiger des lettres de recommandation de la part d'une dizaine de « parrains » garantissant la réalité du talent du candidat au visa O-1.

Le O-1 est beaucoup plus accessible qu'on ne le croit. Pas besoin d'avoir reçu un prix Nobel mais le portfolio du demandeur  de visa O-1 doit satisfaire au moins trois des sept catégories d'évaluation demandés. Un musicien par exemple doit pouvoir présenter des articles parus dans la presse. Un créateur de mode peut fournir une preuve de son talent grâce aux prix remportés par ses créations.

Le deuxième élément d'un dossier réussi est le sponsor. En d'autres termes, le gouvernement américain veut que le candidat ait un employeur. « La meilleure chose est de trouver un sponsor qui connaisse la personne et tout le monde est gagnant », conseille Amanda Gillespie. De plus, il est possible d'être pigiste à condition que l'employeur principal donne son accord.  « C'est un contrat sur trois ans et le sponsor peut annuler le visa à n'importe quel moment », prévient-elle.

L'Americaine ne prend que les dossiers qu'elle est sûre de « gagner ». Et avec un taux de réussite de 99 %, les clients de l'Américaine n'ont pas à s'inquiéter. « Je ne laisse pas de place au hasard. Je tiens à ce que mes clients soient protégés et qu'ils comprennent le processus, » explique la conseillère en immigration. Son visage s'illumine quand elle parle des gens qu'elle aide. « Nos clients sont extraordinaires. Et ici, nous sommes les présidents de leurs fans clubs. »

Infos pratiques

La procédure pour un visa O-1 avec Amanda Gillespie coûte 4295 dollars au total. Un premier versement de 1900 dollars est demandé pour la constitution du dossier et la rédaction des lettres de recommandation. Il faut y ajouter 175 dollars de frais d'avocat et 320 dollars à payer au gouvernement américain pour qu'il se penche sur le dossier.
La réponse prend entre 2 et 4 mois.
Si le visa est accordé, Amanda Gillespie demande un second paiement de 1900 dollars. Le demandeur doit alors se rendre dans une ambassade américaine à l'étranger pour se le faire délivrer. Il faut donc prévoir des frais de voyage dans votre budget visa.
À la différence du visa H-1b, le visa O-1 ne requiert ni quota ni loterie.

Pour plus de renseignements 
www.amandagillespie.com.

commentaires

C est extremement cher pour un visa qui ne vise que tres peu de gens (artistes et personnes a capacite dite exceptionnelle). De plus pour peu qu on se penche sur les blogs, on a un apercu tres rapide des possibilites de tels ou tels visa; Aucun visa n est sujet a lotterie (c est la green card qui n est pas un visa mais beaucoup plus...). Et il existe d autres types de visa, qui sont pour la plupart sujet a un sponsoring, donc a un filtrage deja specifique (comme le visa J1 ou H1).

remy
15 janvier 2010


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