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Actualité

Vu(e)s de France

Semaine du 26 juin au 3 juillet

Vu(e)s de France

Getty Images

Hommage à Michael Jackson lors des derniers BET Awards à Los Angeles le 28 juin dernier.

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02 juillet 2009

Cette semaine, le brutal décès de Michael Jackson a évidemment monopolisé l’actualité française. Dans ce climat morose, Bernard Madoff, auteur de la plus grosse escroquerie de Wall street, devrait quant à lui terminer ses jours derrière les barreaux d’une prison américaine. Côté récession, les journaux français reviennent aussi sur le bilan catastrophique du mois de juin.
« Too Bad » titrait Libération au lendemain de la subite mort de Michael Jackson. Ce vendredi 27 juin, Le Monde parlait du chanteur comme de « la dernière superstar du spectacle », évoquant la perte d’une icône planétaire. « Le roi de la pop » s’en est allé. Sûrement trop tôt. Comme Elvis, comme Bob, il deviendra à coup sûr une légende. Mais pour l’instant, les polémiques et les incertitudes ont monopolisé l’attention. Après une première autopsie qui a écarté un acte criminel, la famille, suspicieuse, en a demandé une deuxième lundi (les résultats seront définitivement connus dans 4 semaines). Le Nouvel Observateur révélait mercredi que « torturé par le manque de sommeil, le chanteur allait jusqu'à supplier qu'on lui procure un puissant sédatif. Du Propofol, dont l'un des principaux effets secondaires est l'arrêt cardiaque, a été retrouvé dans la maison de Michael Jackson après sa mort ». Entre temps, Katherine Jackson, la mère de la pop star, obtenait de la cour supérieure de Los Angeles la garde de ses trois enfants. Elle annonçait également officiellement, en compagnie de la famille du défunt, que, contrairement à la rumeur, « il n'y aura aucune exposition publique ou privée de la dépouille de Michael Jackson à Neverland » (lepoint.fr). Mais la polémique a surtout été nourrie avec la divulgation de son testament, dans lequel ne figure pas Joseph Jackson, son père, et dont les extraits sont visibles sur nouvelobs.com.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1088802,0.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090702.OBS2858/?xtmc=jackson&xtcr=1
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/culture/20090702.OBS2814/le_testament_de_michael_jackson.html

« Bernard Madoff est condamné à 150 ans de prison. Ainsi en a décidé cette cour », déclaration du juge Denny Chin reprise par Libération. Ce lundi, un tribunal de New York a donc condamné l’auteur de l’une des plus grosses fraudes financières jamais réalisée. En écopant de la peine maximale requise, l’ancienne coqueluche des milieux financiers finira ses jours dans une cellule, c’est maintenant sûr.

À 71 ans, celui qui a jonglé pendant trente ans avec les milliards de dollars confiés par des banques, des particuliers aisés ou des organisations caritatives, avait plaidé coupable le 12 mars des onze chefs d’inculpation, dont fraude, parjure, blanchiment d’argent et vol. Il évitait ainsi un procès devant un jury. Madoff était depuis incarcéré loin du confort de son luxueux appartement de l’Upper East Side, dans le nord-est de Manhattan. Arrivé lundi au tribunal vers 10 heures (14 heures GMT), entouré de policiers et d’une horde de journalistes, Bernard Madoff, en costume impeccable, a fait face calmement au juge qui a décidé de son sort, toujours selon Libération. L’humanité révèle, quant à lui, que l'ex-star de Wall Street a demandé pardon à son frère, ses fils, sa femme, pour « l'héritage de honte » qu'il leur laisse, aux milliers d'investisseurs qu'il a reconnu avoir « trahis ». Il s'est même retourné vers les victimes dans la salle du tribunal : « Comment excuser la trahison de milliers d'épargnants et d'investisseurs qui m'ont confié les économies de toute une vie ? Je me retourne pour vous le dire en face : je suis désolé, mais je sais que cela ne changera rien pour vous ».

http://www.liberation.fr/economie/0101576888-madoff-condamne-a-150-ans-de-prison

Alors que les économistes tablaient sur 365 000 suppressions d’emplois, ce sont près de 473 000 américains qui se sont retrouvés au chômage le mois dernier. C’est ce que révèle l’étude mensuelle du cabinet de ressources humaines ADP. Cette hausse des licenciements nets, après deux mois de baisse, est bien plus forte que prévue. Depuis le début de la récession en décembre 2007, les pertes d'emplois ont atteint 6,5 millions, et le taux de chômage a gagné 4,6 points de pourcentage.

L’occasion pour Les Échos de confier « que l'économie américaine devrait continuer à détruire des emplois pendant encore plusieurs mois, bien que peut-être pas aussi rapidement qu'au cours des six derniers mois. L'industrie, notamment, devrait être affectée par les déboires de General Motors et Chrysler ». Le nombre des chômeurs aux États-Unis atteint désormais 14,7 millions.

Alternatives au licenciement : le travail à temps partiel ou le rabais salarial. Selon le ministère, neuf millions de personnes sont contraintes de travailler à temps partiel contre leur gré du fait de la conjoncture économique, révèle Libération le 2 juillet dernier. Et pour tenter de préserver leurs marges, les employeurs américains testent un nouvel outil : réduire la rémunération des salariés. « Ce n'est pas une déferlante, mais cela commence à ressembler à une constante, observent les cabinets spécialisés » ajoute Le Monde ce jeudi.

http://www.lesechos.fr/info/inter/300359304.htm

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