• Twitter
  • Facebook
  • RSS Feed
France-Amérique

JEUDI 09 FéVRIER 2012

ABONNEZ-VOUS
Actualité

AF447: les enquêteurs, Air France et Airbus critiquent le rapport du SPAF

AF447: les enquêteurs, Air France et Airbus critiquent le rapport du SPAF

Flickr by AF349 - Christian

  • Facebook Facebook
  • Digg Digg
  • Delicious Delicious
  • LinkedIn LinkedIn
  • MySpace MySpace
  • Twitter Twitter

05 octobre 2009

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash de l'Airbus A330 entre Rio et Paris, Air France et Airbus ont rejeté lundi les conclusions du rapport du syndicat Spaf sur l'accident, jugeant prématuré de se prononcer sur les causes.

Il est "trop tôt pour prétendre expliquer les circonstances de l'accident", a souligné le BEA dans un communiqué diffusé au lendemain de la publication par le Journal du Dimanche des principaux éléments de ce rapport.

D'après le syndicat des pilotes d'Air France (Spaf) - minoritaire parmi les pilotes de la compagnie nationale -, l'accident serait un "échec collectif" dû à la sous-estimation des défaillances des sondes Pitot de mesures de vitesse.

"Les éléments disponibles sont en cours d'étude par les meilleurs experts français et étrangers; l'enquête progresse, mais elle est particulièrement difficile", a affirmé le BEA dans son communiqué. "Recommandant la plus grande prudence", il a estimé qu'il était "trop tôt pour pouvoir décrire les circonstances de l'accident et, a fortiori, prétendre les expliquer".

Il a rappelé "prévoir la sortie d'un nouveau rapport d'étape avant la fin de l'année". Dans un communiqué également diffusé lundi, la compagnie Air France a souligné pour sa part "coopérer" avec le BEA et la gendarmerie - qui enquête sur les éventuelles responsabilités pénales - "afin que des scénarios solides et étayés par des faits puissent être proposés et analysés".

Elle a qualifié le rapport du Spaf d'"hypothèses, exprimées par le responsable d'un syndicat minoritaire de personnels navigants techniques et par un pilote retraité d'une autre compagnie".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du constructeur Airbus a de son côté déclaré à propos du rapport: "nous trouvons que toutes les déclarations spéculatives, faites avant que des résultats sérieux ne soient communiqués, sont choquantes et de matière à prolonger indéfiniment les procédures judiciaires".

Dans son rapport qu'il remettra cette semaine à la justice, le Spaf, partie civile dans cette affaire, affirme que "sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident" le 1er juin, sur l'AF447 qui reliait Rio à Paris. Les sondes Pitot, qui ont livré des mesures incohérentes sur cet appareil, permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de l'avion, un élément crucial pour son équilibre en vol.

Estimant que l'accident "aurait sans doute pu être évité", le Spaf met en cause à des degrés divers tous les acteurs qui "ont sous-estimé le problème des sondes", citant Air France, Airbus, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'Agence européenne de sûreté aérienne (AESA) et le BEA.

La DGAC s'est refusée à tout commentaire. Interrogée par l'AFP, l'AESA a de son côté déclaré "attendre les résultats de l'enquête du BEA en qui elle a entièrement confiance". Le BEA a jusqu'ici affirmé que la défaillance des sondes Pitot était "un élément, mais pas la cause" du crash.

Trouvez France-Amérique en kiosque près de chez vous