• Twitter
  • Facebook
  • RSS Feed
RECEVEZ LA NEWSLETTER
France-Amérique

LUNDI 15 MARS 2010

ABONNEZ-VOUS
Actualité

Airbus A380 : un gros oiseau se pose silencieusement à New York

Airbus A380 : un gros oiseau se pose silencieusement à New York

Jonas Cuénin

Pierre-Henri Gourgeon, PDG d'Air France lors de la conférence de presse donnée à l'aéroport de JFK à New York pour l'occasion du premier vol commercial de l'Airbus A380.

  • Facebook Facebook
  • Digg Digg
  • Delicious Delicious
  • LinkedIn LinkedIn
  • MySpace MySpace
  • Twitter Twitter

21 novembre 2009

Le premier A380 d’Air France a atterri sur le sol américain vendredi après-midi en provenance de Paris, avec à son bord 500 heureux privilégiés venus découvrir les entrailles de l’avion géant, nouvel atout anti-crise de la compagnie aérienne. Dans les regards des passagers, l’admiration et la surprise étaient manifestes.

Agrandissez l’image
Airbus A380 : un gros oiseau se pose silencieusement à New York

Tous les passagers qui ont reçu ce sac cadeau ont été étonnés de la qualité de leur voyage à bord de l'A380.

Agrandissez l’image
Airbus A380 : un gros oiseau se pose silencieusement à New York

Les premiers passagers du vol AF380 débarquent à New York.

Agrandissez l’image
Airbus A380 : un gros oiseau se pose silencieusement à New York

Danielle Décuré, la première femme à avoir piloté sur Air France dans les années 70.

JFK, 13 h 30 : aux abords du couloir des arrivées du terminal 1 de l’aéroport new-yorkais, un exceptionnel comité d’accueil attend les passagers du vol AF380 d’Air France. Caméras et appareils photo au poing, micros en main, c’est un cortège de journalistes qui se tient prêt à recueillir les témoignages des voyageurs du premier vol de la nouvelle vedette de l’aviation civile française. « Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est le silence (ndlr, de l'avion), raconte Danielle Décuré, première femme française à devenir commandant de bord. On n’entend rien, on a l’impression que l’engin n’est pas motorisé, c’est une impressionnante avancée pour l’aviation. C’est certainement supérieur à tout ce qu’on a pu construire jusqu’à présent. »

Et l’A380 est pourtant un gros porteur : aucun autre avion ne peut contenir 500 sièges. « Au départ, je ne l’imaginais pas si massif, avoue Thierry Marin, ancien pilote de ligne, passionné d’aviation et visiblement épaté. Mais je n’imaginais encore moins la discrétion avec laquelle il décolle, vole, et atterrit. Je voyage régulièrement, et c’est la première fois que je vois un avion qui ne fait aucun bruit. J’ai toujours été partisan du Boeing 747, mais je suis aujourd’hui désolé de dire aux Américains que je vais devenir fan de l’A380. C’est une géniale réussite. » Pour Antoine Antaki, qui a acheté son billet pour la première fois sur eBay, c’est un rêve qui s’est réalisé : « Je suis un fou d’avion et cela fait deux ans que j’attendais ce vol inaugural. À bord, c’est calme, c’est soft, c’est smooth, c’est un avion exceptionnel. Et puis l’approche sur Manhattan était fabuleuse. Extraordinaire moment. » Kim Laursen, un Danois venu seulement pour une journée à New York faire ses achats de Noël, parle lui aussi de douceur et même de plaisir. Calme, convivial, apaisant : voici des adjectifs qui devraient ravir le personnel de bord qui passe une majeure partie de son temps à parcourir le monde. « Cet avion provoque beaucoup moins de fatigue, explique Gwenaëlle Tanguy, hôtesse de l’air sur ce vol AF380. Même le personnel d’accueil le ressent. Les vibrations sont beaucoup moins perceptibles. »

Le confort a l’air d’être la première des nombreuses qualités appréciées, et elle est une particularité, avec l'exceptionelle capacité de l’appareil, que le PDG d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, entendait bien développer pour faire de cet avion un engin d’exception. « Posséder un avion silencieux, qui puisse accueillir un grand nombre de passagers et leur offrir le meilleur confort était un de mes grands défis. C’est un challenge immense en cette période difficile pour l’aviation mondiale. Aujourd’hui, il suffit de constater le plaisir des clients qui ont voyagé sur l’A380 pour entrevoir de meilleurs jours. C’est le début d’une nouvelle aventure, et elle commence sur un axe majeur du trafic aérien planétaire : la ligne Paris-New York. »

Le Concorde, l'autre symbole historique de la liaison Paris-New York

L'arrivée de l'A380 à l'aéroport J.F.K. évoque les belles heures d'un autre appareil mythique : le Concorde. Jean Philippot, à l'époque directeur-adjoint en charge du programme et du développement d'Air France pour le réseau Amérique du Nord était aux premières loges pour le vol inaugural Paris-New York du supersonique, le 22 novembre 1977. « C'était un moment chargé d'émotion. Le Concorde représentait une part de rêve, un défi technologique, et l'aboutissement d'un combat acharné avec les autorités fédérales américaines qui s'opposaient à l'époque à l'atterrissage de l'avion à New York, invoquant des problèmes de bruit et d'environnement. Le ministre des transports de l'époque, William T. Coleman a joué un rôle capital dans cette bataille juridique qui a pris fin lorsque la Cour Suprême a donné son autorisation en octobre 1977 », observe Jean Philippot. Aujourd'hui retraité, il conserve un souvenir intact de  l'avion qu'il a pris une bonne vingtaine de fois, ainsi qu'un nombre infini d'anecdotes. « Je me souviens que Jackie Kennedy réservait toujours deux places car elle tenait à n'avoir personne assis à côté d'elle, ou encore du célèbre violoncelliste Mstislav Rostropovitch qui ne se séparait jamais de son instrument pendant le vol ». Aujourd'hui, Jean Philippot salue l'arrivée de l'A380 comme un nouveau coup d'éclat d'Air France. « C'est un superbe oiseau, tout à fait dans l'air du temps. Avec une gamme de prix variée, adaptée à la conjoncture actuelle. C'est un avion d'avenir », conclut-il.

 

Trouvez France-Amérique en kiosque près de chez vous
eBuyClub