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Constellation vend toujours du pinot noir d'une société française condamnée pour fraude

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22 février 2010

Le négociant en vin américain Constellation Brands, numéro un mondial du secteur, a indiqué vendredi qu'il vendait toujours du vin du Languedoc (sud-ouest de la France) acheté à la société Sieur d'Arques condamnée en justice pour exportation de faux pinot.

Le groupe a indiqué qu'il avait acquis 10% des 18 millions de bouteilles (135.334 hectolitres) à base, selon la justice, de faux pinot noir, que la société Sieur d'Arques, basée à Limoux (sud-ouest) a vendu aux Etats-Unis à différents négociants dont Constellation et E&J Gallo, entre 2006 et 2008.

Sieur d'Arques a été condamnée mercredi à 180.000 euros d'amende (240.000 dollars) par le tribunal de Carcassonne à l'issue d'un procès au cours duquel des peines de prison avec sursis et des amendes ont été infligées à 12 viticulteurs et négociants pour avoir substitué au pinot noir des cépages syrah et merlot dans l'élaboration de leurs vins.

La porte-parole de Constellation Cheryl Gossin a déclaré que la société américaine avait fait vérifier que le vin reçu de Sieur d'Arques était bien à base de pinot.

"Constellation a utilisé des experts indépendants pour tester le pinot noir français importé en 2009 (issu de la vendange 2008, ndlr). Il a été confirmé que c'était bien du 

Mais elle a également ajouté que le vin importé durant la période incriminée (2006-2008) avait été également "testé en interne et déclaré comme étant du pinot noir".

Ce vin a déjà été vendu et n'est plus disponible sur le marché, a-t-elle ajouté, au contraire de celui importé en 2009.

Pour sa part le groupe E&J Gallo a souligné dans un communiqué qu'il avait importé 2,7 millions de litres, soit "environ 20% du total du vin sur lequel a porté l'enquête".

Interrogé par l'AFP au lendemain du jugement, le procureur Francis Battut, dont les réquisitions ont été suivies par le tribunal a dit redouter que cette affaire ait des "conséquences commerciales".

"Je ne sais pas comment vont réagir les autorités américaines, mais il se pourrait qu'elles demandent à la France des garanties supplémentaires sur l'authenticité des produits pour continuer les échanges commerciaux", a-t-il estimé.

 

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