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Le calvaire de Georges et Mauricette pendant la tempête Xynthia

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01 mars 2010

Au lendemain du passage de la tempête Xynthia sur le sud de la Vendée, les secours tentent de réconforter les rescapés meurtris alors que les premiers noms des 26 personnes décédées dans ce département commençaient à circuler.

Dans le gymnase de L'Aiguillon-sur-Mer, où une quarantaine de personnes ont passé la nuit dans des tentes de la Croix-Rouge, les visages sont graves, marqués par une nuit difficile. Georges et Mauricette Van Parys, 72 et 68 ans, ont été rejoints par leur fils, venu de Paris les aider à passer l'épreuve. À 3 h dimanche matin, Georges a réussi à hisser sa femme handicapée sur le toit de leur voiture et a attendu à côté d'elle en appelant au secours les pompiers venus les libérer à 9 h.

Derrière eux, la Croix-Rouge et plus d'une dizaine de bénévoles de La Tranche-sur-Mer s'activent pour trier et distribuer des vêtements apportés par la Croix-Rouge et des anonymes. « On est venus proposer nos services, distribuer les petits déjeuners, des vêtements », raconte un élu de La Tranche-sur-Mer. « Nous allons maintenant contacter le milieu associatif de la commune pour trouver d'éventuels hébergements », dit-il tout en s'équipant autour du bras d'un bandeau rouge et blanc pour être identifiable.

Surpris dans leur sommeil, les habitants sont arrivés ici dénués de tout. « Moi j'étais en slip, ma femme en chemise de nuit, on a même pas de papiers, pas d'argent », relate Georges.

« Certains réfugiés sont encore très renfermés sur eux-mêmes, en état de choc, ils ont besoin surtout de présence, pas de parler », dit Julien Bénéteau de la Croix-Rouge de la Vendée. Autour des réfugiés, dont beaucoup ont le regard encore hagard, les yeux rougis, la solidarité est très forte.

Nombreux sont ceux qui, dès dimanche soir, ont été accueillis par des habitants, venus parfois d'autres départements les chercher, raconte Jacqueline Roy, présidente de la protection civile de la Vendée.

Quant à ceux qui sont restés là, « il faut les soigner, les écouter, essayer de leur remonter le moral : certaines ont tout perdu, ont vu leurs voisins se noyer mais la plupart sont conscients qu'ils ont de la chance d'être là », dit Mme Roy.

Certains réfugiés ont tenu dès lundi matin à retourner voir leur maison, mais toujours accompagnés. D'autres ont fait le déplacement jusqu'à la chapelle ardente, interdite d'accès aux journalistes pour préserver l'intimité des familles.

Dans les rues de L'Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer, les voisins s'entraidaient pour tenter de remettre leur maison en état. Les noms des personnes décédées commençaient à circuler, notamment dans les commerces devenus des points de rendez-vous, faute de communication. Les larmes jaillissaient, l'incompréhension demeurait.

Le drame a marqué notamment les 75 personnes âgées de l'EHPAD de L'Aiguillon-sur-Mer : 43 d'entre elles ont dû être relogées dans des hébergements du département en raison des inondations. Elles ont perdu dimanche une de leurs animatrices de 62 ans qui travaillait depuis sept ans dans l'établissement.

commentaires

Bjr nous connaissons bien georges et mauricette, nous somme toute une famille dans les landes qui habitions pres de chez eux dans le nord dans notre enfance, nous serions ravi de leur ecrire ou de rentrer en contact avec eux pour les soutenir, si une personne connais leur adresse ou autre pour les contacter merci
carole

carole
13 mai 2010


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