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Crash du vol AF 447 : un rapport évoque un problème de sondes

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24 avril 2010

Un rapport préliminaire d'experts sur le crash de l'A330 du vol AF447 Rio-Paris, qui avait fait 228 morts, "pointe de possibles problèmes de maintenance sur les sondes de vitesse" sans en faire la cause de l'accident, écrit samedi Libération qui a pu consulter le document.

Selon le journal, des experts ont prélevé neuf sondes Thales AA parmi les 84 saisies chez Air France et certaines présentaient un aspect extérieur moyennement ou très dégradés. Pour les experts, cela pourrait être "lié au temps (heures de vols et/ou durée calendaire) écoulé depuis le dernier entretien". Ce qui signifie, selon Libération, que les sondes pourraient ne pas avoir été nettoyées assez souvent.

A la mi-décembre, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, chargé en France de l'enquête sur le crash de l'A330 d'Air France, a réaffirmé que le dysfonctionnement des sondes du groupe français Thales était "l'un des facteurs" mais "ne pouvait pas être la seule cause" de l'accident.

Après le crash, Airbus et les autorités aériennes américaines et européennes avaient ordonné aux compagnies aériennes le remplacement sur leurs Airbus A330 et A340 des sondes Thales par des sondes produites par l'américain Goodrich.

Pour Maître Alain Jakubowicz, membre du collectif d'avocats représentant les familles, interrogé par l'AFP, "ce nouveau rapport d'experts n'apporte pas grand chose de nouveau". "Ce n'est pas étonnant lorsqu'on connaît la +consanguinité+ de ces experts", a-t-il dit, expliquant que "la seule autorité dont nous ne doutons absolument pas, et qui montre une véritable volonté de recherche de la vérité, ce sont les juges d'instruction".

"Pour le reste, les juges ont fait appel a des experts dont l'indépendance pose problème. Un expert est un ancien pilote d'Air France, un autre est un salarié de la DGAC (Direction générale de l'Aviation civile, NDLR). Si on va du côté du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses, c'est encore pire : il n'est pas indépendant et ne relève pas de l'autorité judiciaire", a fait valoir l'avocat.

A propos de la reprise des recherches en mer pour tenter de retrouver des débris de l'avion disparu le 1er juin 2009 au large du Brésil, et des messages tantôt optimistes, tantôt pessimistes sur la possibilité de retrouver les boîtes noires, l'avocat a confié : "Les familles des victimes se posent des questions et se demandent s'il n'y a pas des intérêts supérieurs qui feraient qu'on n'est pas si fâché que cela de ne pas retrouver les boîtes noires".

 

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