Le Comptoir, un bistrot tendance à Williamsburg
G.P.
Sébastien Chamaret, et Adrien Angelvy (de gauche à droite).
06 septembre 2010
Le Comptoir, un nouveau bistrot moderne tenu par deux Français, vient d'ouvrir ses portes au cœur du quartier branché de Williamsburg, à Brooklyn.
Banquettes en sky, boiseries, murs de briques blanchies. Si ce n’est le Solex garé à l'entrée, rien ne rappelle la France au Comptoir, un néo bistrot à la décoration épurée et à la clientèle branchée qui vient d’ouvrir sur Grand Street, au cœur de Williamsburg.
« La France n’est pas notre marque de fabrique », reconnaît Sébastien Chamaret, le maître du lieu. À 37 ans, cet ancien chef de cuisine du restaurant La Goulue, passé par Jules et La Mirabelle à Manhattan, a misé sur l’emplacement stratégique du café. Situé dans les anciens locaux du Cornichon, un ancien bar à vins lui aussi tenu par des Français, Le Comptoir ne se situe qu’à deux blocs de la très fréquentée Bedford Avenue. Un quartier bourgeois bohême qui cultive son esprit jeune, sa culture branchée et l’esprit de famille.
« Un proche à moi connaissait l’ancien propriétaire du Cornichon. Je suis aussi ami avec le propriétaire du Clem’s, juste en face de la rue », raconte Sébastien Chamaret. Un peu plus loin, des Français viennent d’ouvrir un restaurant de cuisine espagnole contemporaine. « C’est le quartier idéal pour ouvrir un bistrot, c’est festif, vivant et tout le monde se connaît », poursuit le chef.
Son associé, Adrien Angelvy, 28 ans, est un ancien employé du Norwood, un club privé sur la 14ème rue qui a aussi servi au Deux Gamins, l’ancien restaurant français populaire de West Village, fermé pour cause d’augmentation exorbitante de l’immobilier à Manhattan. Depuis le lancement du Comptoir le 20 août dernier, le jeune tandem met sa complicité au service de l’esprit authentique de Brooklyn, qui se décline jusque dans la déco du restaurant, constituée à 80 % d’objets récupérés.
Urbain et branché, Le Comptoir entend bien séduire la clientèle du quartier, composée de nouveaux créatifs (architectes, graphistes, stylistes, etc.). « On aimerait insuffler l’esprit du Quais de Valmy à Paris, de Bastille et de Ménilmontant à Brooklyn », affirme Sébastien Chamaret. Sur la table basse du carré, un espace cosy à l’entrée du bar, traînent quelques livres d’art contemporain. Un peu plus loin, un poste américain portatif des années 50 issu des coopératives agricoles donne un certain cachet au lieu, encore accentué par la lignée de miroirs et la cuisine ouverte au comptoir épuré.
Brunch franco-américain
Du côté de l’assiette, Le Comptoir propose une cuisine « au goût du jour », raffinée mais abordable, qui se veut inventive sans pour autant chercher le bouleversement culinaire. « Nous ne travaillons qu’avec des produits de saison issus du marché local, explique Sébastien. Dans cette logique, nous ne proposons pas de fromage français mais des produits du terroir, que l’on fait venir d’Upstate New York ou qui sont « made in Brooklyn ». Ce n’est pas qu’un effet de mode, c’est surtout le respect des produits et de l’environnement ».
Au menu, terrine de canard maison, tartine de saumon fumé avec œuf poché et crème fraîche aux herbes, frittata de chèvre aux asperges au fromage, salade aux tomates séchées, gran padano et huile de truffe blanche. En dessert, vous pourrez opter entre autres pour la mousse au chocolat ou l'île flottante, que vous pourrez bientôt accompagner d’un verre de vin. « Nous allons obtenir la Liquor Licence - l’équivalent de la licence IV en France -, qui nous permettra de servir de l’alcool et des repas du soir tres prochainement », se réjouit Sébastien Chamaret. Après l’obtention de cette licence, les cuisines seront ouvertes jusqu'à minuit tous les jours et le bar pourra servir de l’alcool jusqu’à 1 h du matin.
En attendant, Le Comptoir sert ses brunch franco-américains tous les jours de 11 h à 16 h, avec des tarifs compris entre 5 $ et 25 $. Les traditionnels œufs Bénédicte ne manquent pas à l’appel. Mais la spécialité de la maison reste sans conteste l’improbable French toast crème brulée. Ce pain perdu cuit au four, servi avec une compote de groseilles, a conservé la saveur et le dos craquant de la crème brûlée bien de chez nous. Autre coup de cœur des clients, le bacon cheesburger sausage, une saucisse au goût de cheesburger donc, servie sur un lit de lentilles chaudes avec de la salade frisée en accompagnement.
Le Comptoir, qui comptabilise 35 places assises en intérieur et en extérieur bénéficie en outre d’un agréable jardin à la déco sophistiquée – miroirs mosaïques et bambous, coin de verdure et grands parasols – et sera couvert l’hiver, afin d’accueillir les clients même en plein cœur de l’hiver new-yorkais !
Informations pratiques :
Le Comptoir
251 Grand St. between Driggs Ave and Roebling St.
Williamsburg, Brooklyn
Tél. : (718) 486-3300
Site (en cours de construction) : www.lecomptoirny.com
Stations les plus proches : Metropolitan Ave.-Lorimer St.(Lignes G,et L) et Bedford Ave. (Ligne L)
Attention : Le Comptoir ne déroge pas à la règle du cash only, quasi-universelle à Williamsburg.






















Magnifique votre super restaurant. Bonne chance et à bientôt peut-être. Votre cousine Michelle Chamaret 35500 Vitré.
michelle Chamaret
01 avril 2012
De Bangkok je regarde l`article de ton restaurant et cela me donne envie d`y venir, je vous souhaite pleins de clients , bisous, Marie-Christine et Piere-Yves Sarrat.
Sarrat
27 juillet 2011
NOUS VOUS SOUHAITONS BONNE CHANCE ET BON COURAGE,VOUS AVEZ UN BEAU METIER ET SI EN PLUS VOUS AVEZ PLAISIR A LE FAIRE C'EST ENCORE MIEUX.J'AI VU MARIE CE SOIR,ELLE EST TRES CONTENTE DE SON VOYAGE ET COURAGEUSE D'Y ETRE ALLEE TOUTE SEULE.BISES A VOUS TOUS .ANNIE ET RAYMOND.
BRION RAYMOND
26 octobre 2010
Bonjour Adi, C'est super!! J'espère que ça marchera pour toi et que vous aurez pleins de clients . Je te souhaite pleins de bonnes choses Grosses bises Fabienne
laffourcade
07 septembre 2010