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France-Amérique

MERCREDI 23 MAI 2012

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Vie de l’Expatrié

L’école à charte, une nouvelle offre

L’école à charte, une nouvelle offre

Jérôme Brisson

Katrine Watkins, la présidente de NYFACS

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16 septembre 2010

La French-American charter school de Harlem (NYFAcs), école publique au statut in- dépendant, propose dès cette année un mélange des pro- grammes français et américains et une plus grande immersion en français dans les petites classes (80% de l’enseignement) que les écoles publiques, qui proposent au mieux 50% de français. La directrice Katrin Watkins prévient tout de même : « Attention, ici ce n’est pas le Lycée Français ! C’est une école bilingue plutôt qu’une école française. » L’école est ouverte sur la francophonie et accueille des enseignants de tous horizons. NYFAcs prévoit d’ouvrir un nouveau niveau chaque année pour proposer à terme le bac international. son principal défi dans les années à venir sera de gérer l’afflux probable d’anglophones dans ses programmes bilingues au détriment des francophones, puisqu’une école à charte ne peut techniquement pas refuser des élèves désirant s’inscrire, et doit alors mettre en place une loterie.

En attendant, l’école à charte a séduit des parents français qui cherchaient des options dans le public pour que leurs enfants apprennent avant tout leur langue maternelle. certains étaient im- pliqués dans les programmes bilingues de Ps 125 (qui se trouve juste à côté) et de Ps 151 (dans le Queens). Daniel Mlanao, dont le fils était jusqu’à l’an dernier à Ps 125, regrette que l’ouverture de l’école à charte menace le programme de son ancienne école, puisque selon lui les deux offres sont complémentaires :

« Je connais beaucoup d’Africains dans notre quartier qui sont attachés au bilinguisme mais qui ne sont pas du tout intéressés à l’idée que leur enfant apprenne le programme français. Même chose pour des Américains qui ne veulent pas inscrire leur enfant à un programme français plus immersif parce qu’ils ne sont pas en mesure de les aider pour faire leurs devoirs à la maison. Malheureusement le dialogue n’a pas été établi et c’est regrettable car si PS 125 ferme, des enfants n’auront nulle part où aller. » M ême regret chez Jason Goldner, directeur de Ps 151 :

« Quatre familles ont quitté mon école pour NYFACS, et notre pro- gramme est menacé. Mais nous avons par ailleurs des parents très investis, qui habitent dans le Queens et n’ont pas du tout l’intention de venir à Harlem ou à Brooklyn. Ces gens-là risquent de se retrouver sans rien, ils ne méritent pas la fermeture de ce programme. »

 


 

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