« On se marie plus loin, avec moins d'invités »
Sophie Boulet
26 mai 2011
Marie-Emilie Méjan est wedding planner. Elle vient d’ouvrir une agence à New York.
« Les Américains ne conçoivent pas de mariage sans wedding planner », affirme Marie-Emilie Méjan, organisatrice de mariages depuis 2007. « En France, le métier est arrivé au début des années 2000 et est encore assez peu développé», poursuit-elle, au point que le mot "wedding planner" n'a pas encore d'équivalent français. Du choix du lieu à celui du traiteur en passant par le photographe, le son, la lumière ou même les baby-sitters, son entreprise, « Mon plus beau jour », s’occupe de toute l’organisation du jour J en France ou aux Etats-Unis.
Elle a ouvert une agence à New York la semaine dernière à destination des expatriés désirant se marier en France, mais aussi des Français qui souhaiteraient célébrer leur union aux Etats-Unis. Avec des wedding planners des deux côtés de l’Atlantique, les repérages sont facilités pour les couples qui s’épargnent ainsi de nombreux déplacements. Le budget moyen : 5000 euros d'honoraire, et 300 euros par invité.
Mariages lointains
« Au départ, les Français prennent un wedding planner pour trouver des prestataires, puis ils se prennent au jeu, et cherchent à créer un mariage qui leur ressemble », a remarqué la dynamique trentenaire. « Les Américains mettent quant à eux un point d’honneur à la décoration. Ils ont généralement une idée plus claire de ce qu’ils veulent et ont déjà travaillé autour d’un thème, avec une palette de couleurs. »
Marie-Emilie Méjan a toujours travaillé dans l’événementiel : dîners de fin d’année ou lancement de produits. Elle s’est spécialisée dans les mariages de prestige en 2007. En 2010, elle reprend l'entreprise « Mon plus beau jour », fondée en 2003 par Dorothée Gruman, suite à l’organisation de son propre mariage, qui avait représenté 250 heures de travail.
Marie-Emilie Méjan n’envisage pas encore d’agences dans d’autres villes : « New York est une ville particulière. De nombreux Français souhaitent s’y marier ». Une union dans un pays lointain est « tendance » : « on réduit le nombre d’invités, et on se marie plus loin », explique la wedding planner, avant se retourner au choix de la verrerie et du nappage pour une cérémonie prochaine.
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