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JEUDI 24 MAI 2012

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Actualité

DSK libéré mais pas blanchi, la plaignante aurait menti (procureur)

DSK libéré mais pas blanchi, la plaignante aurait menti (procureur)

Baptiste Pourquery de Boisserin

DSK a été libéré sur parole ce matin après une l'audience prévue à 11heures et demi

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01 juillet 2011

"La plaignante a reconnu que son récit était erroné et qu'après l'incident dans la suite 2806, elle avait nettoyé une chambre voisine puis était retournée dans la suite (de DSK) avant de rapporter l'incident à son supérieur", a expliqué le bureau du procureur Cyrus Vance dans une lettre aux avocats de l'ex-patron du FMI datée de jeudi. Dans les semaines suivant les faits, la jeune femme, une Guinéenne de 32 ans, avait raconté à "de multiples reprises" aux enquêteurs qu'après avoir été agressée, elle s'était réfugiée dans le couloir du 28e étage de l'hôtel où se trouvait la suite de Dominique Strauss-Kahn, précise le document. Elle avait expliqué avoir ainsi attendu que son agresseur présumé sorte de sa chambre pour dénoncer les faits à un supérieur arrivé à l'étage peu après.

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Dominique Strauss-Kahn à son arrivée au tribunal à 10 heure 50

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Les avocats de l'accusé ont remercié le juge pour son indépendance et sa capacité à libérer DSK

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Maitre Braffman avocat de DSK.

"La plaignante a réitéré cette version des faits sous serment devant le grand jury", a précisé le bureau du procureur. Le magistrat a précisé que "durant toute l'enquête, la plaignante avait menti aux assistants du procureur à propos de plusieurs autres sujets comme son histoire, son passé, les circonstances présentes et ses relations personnelles".

Dans la matinée de vendredi, à New York, Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole, a décidé le juge Michael Obus, tout en précisant que le dossier DSK "n'est pas clos". La caution de 6 millions de dollars a été restituée à l'accusé qui n'a pas récupéré son passeport, conservé par la justice américaine.

Pour l'avocat de la victime, qui a décrit en termes très crus l'agression sexuelle de la jeune femme, cette libération ne remet  pas en cause l'accusation. De son coté, l'avocat de DSK, Benjamin Braffman a remercié le juge pour son indépendance.

La justice américaine n'abandonne pas pour autant les poursuites pour crimes sexuels qui ont coûté à DSK son poste de directeur général du FMI et ruiné ses chances de participer à la présidentielle de 2012 en France.

Retour sur l'audience...

Lors d'une brève audience surprise de dix minutes au tribunal pénal de Manhattan, le procureur Cyrus Vance a demandé au juge de lever le placement en résidence surveillée de DSK, à la suite de révélations qui ont décrédibilisé son accusatrice, une femme de chambre guinéenne de 32 ans. Cette dernière affirme que M. Strauss-Kahn a tenté de la violer le 14 mai dans sa suite de l'hôtel Sofitel de New York.

La justice a également décidé de lever la caution de six millions de dollars qui lui avait été imposée. Mais le procureur a refusé d'abandonner les poursuites, expliquant que le dossier n'était pas clos. Une prochaine audience reste fixée au 18 juillet.

M. Strauss-Kahn, portant une cravate bleu clair sur un costume sombre, a monté les marches du tribunal environ 40 minutes avant le début prévu de l'audience, en compagnie de son épouse Anne Sinclair, vêtue d'une veste blanche. Le couple, semblant réprimer un sourire, n'a fait aucun signe en direction des dizaines de journalistes qui attendaient derrière des barrières métalliques.

La nouvelle de la libération attendue de M. Strauss-Kahn, 62 ans, a fait l'effet d'un "coup de tonnerre", selon l'expression de l'ancien Premier ministre français Lionel Jospin. François Hollande s'est déclaré ouvert à un report de la date de clôture des candidatures à la primaire PS, initialement prévue le 13 juillet. Si Dominique Strauss-Kahn était innocenté lors de la prochaine audience le 18 juillet, cela lui permettrait "d'avoir toute liberté pour prendre une décision" par rapport à la primaire, a affirmé M. Hollande, prêt à un report à "fin juillet, voire même fin août"

La plaignante soupçonnée d'activités criminelles et de blanchiment d'argent

D'après le New York Times (NYT), qui a révélé jeudi soir que le dossier d'accusation était "sur le point de s'effondrer", il ne fait pas de doute qu'une relation sexuelle a bien eu lieu entre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international et son accusatrice.

Mais "les procureurs ne croient pas grand chose de ce que l'accusatrice leur a dit à propos des faits ni à propos d'elle-même", selon le journal, qui a cité deux enquêteurs.

Selon le NYT, les enquêteurs ont la conviction que la femme de chambre âgée de 32 ans leur a menti "à plusieurs reprises" depuis le début de l'affaire le 14 mai. Ils la soupçonnent d'être impliquée dans des activités criminelles telles que trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent sale.

Plusieurs individus ont déposé, au cours des deux dernières années, de l'argent liquide, pour un total de 100 000 dollars, sur son compte en banque, selon le journal. Elle aurait aussi menti à propos de sa demande d'asile aux Etats-Unis, où elle vit depuis 2002.

Lors d'une conversation téléphonique avec un homme condamné pour trafic de drogue, "elle a discuté de l'intérêt de poursuivre les accusations" contre M. Strauss-Kahn moins de 24 heures après le début du scandale, le 14 mai, ajoute le quotidien. Cette conversation a été enregistrée par les enquêteurs.

Interrogé vendredi par le New York Times, l'un des avocats de la femme de chambre, Kenneth Thompson, n'a pas démenti ces informations. Mais il a estimé que "rien ne change le fait très important qui est que Dominique Strauss-Kahn a commis une agression sexuelle violente".

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