Arno, la gouaille du plat pays à New York
Le chantre de la Belgique d'aujourd'hui se produira en concert le 24 juillet à New York.
21 juillet 2011
Les Belges de New York pourront célébrer la fête nationale en beauté cette année. Arno, icône de la scène rock belge, donnera un concert à l'Hudson Terrace le 24 juillet. Il interprètera entre autre les titres de son dernier album, Brussld, un disque rock et fantasque aux accents blues éphémères.
Fils spirituel du bluesman Howlin’ Wolf et de Léo Ferré, Arno mène sa carrière sur les chapeaux de roues. « Je suis né dans un taxi, c’est peut-être pour ça », se marre-t-il, avec son accent ostendais reconnaissable entre mille. Quand il ne réinterprète pas les classiques du blues, le crooner au timbre rocailleux achevé la tournée de Brussld, son 14e album en 30 ans de carrière. Une longévité qui force le respect. « J’ai surtout de la chance d’être encore en vie », réplique-t-il, évasif.
Las de creuser l’addition au comptoir, Arno s’est mis à l’eau. Mais il n’a pas supprimé la chanson à boire de son répertoire, lui qui a forgé son style et sa voix à force d’alcool et de cigarettes. Dans Le lundi on reste au lit, il trinque allégrement à « la pt’ite vodka ». Et Black Dog Day, le titre qui ouvre l’album, évoque les lendemains difficiles de beuverie. « J’ai arrêté de fumer. Je bois encore… mais pas tous les jours ! », confesse le soixantenaire cabotin.
Quand il est question de femmes en revanche, Arno est intarissable. Quelqu'un a Touché Ma Femme, God Save The Kiss ou Mademoiselle, les femmes restent son sujet de prédilection. « J’ai été élevé par des femmes. Mais ma maîtresse, c’est la musique et elle ne m’a jamais trompé. J’ai de la chance, parce que ma mère disait : « Les femmes c’est toutes des salopes, sauf mémé ! » Certains disent ses propos décousus... Mais c’est l’esprit surréaliste de la Belgique que l’on retrouve dans les paroles d’Arno, comme dans ses textes aux allures de brèves de comptoir.
Fantastique Belgique
Brussld, le titre de son dernier album, est quasi imprononçable. « J’ai fait exprès d’enlever des voyelles. Ici tout le monde parle au moins trois langues : anglais, français, flamand. Alors Brussld, ça met tout le monde d’accord ». Quid de son accent flamand qui roule sur les « r » ? « Tout le monde a un accent sauf moi !», répond l’intéressé. New York ? « J’y ai joué plusieurs fois en solo ou avec mon groupe TC Matic dans les années 80, au CBGB. J’aime bien New York, mais bon, y a des cons partout ! »(Rires)
Pas question donc de lui parler de l'héliotropisme de New York. « Le centre du monde pour moi, c’est là où je me trouve. Je suis à Bruxelles en ce moment. Alors le centre du monde aujourd’hui, c’est Bruxelles. » Une ville où, comme à New York, on peut s’amuser à n’importe quelle heure. Une ville « melting pot » comme Arno les aime, tranquille et folle à la fois. Une ville déconcertante qui résume bien le personnage. « Si tu fais des bêtises tu penses à moi hein!», conclut Arno. C'est sa manière à lui de dire au revoir, à la bonne franquette.
Infos pratiques :
Concert d'Arno le 24 juillet à New York, sur l'Hudson Terrace, à 1pm. $25 la place, gratuit pour les - de 12 ans.
Acheter des tickets : http://www.belcham.org/index.php?/site/media-events/
Un concert organisé avec l'aide du Bureau Export de la Musique Française.
Site officiel d'Arno : http://www.arno.be/





















