Le french-mex d'Oliver Reginensi à New York
09 novembre 2011
Mélanger cuisine française et mexicaine, c'est le drôle de pari que s'est lancé le français Olivier Reginensi, chef de l'Americano à New York.
À peine entré dans le hall art moderne du restaurant de l'hôtel Americano, on entend parler français. Pas forcément des touristes, mais des galeristes travaillant dans les alentours. Situé à Chelsea, l'Americano connaît bien sa clientèle avec son design très soigné. Au fourneau, le Français Olivier Reginensi prépare des plats méditerranéens pas comme les autres. "Je prends une recette française classique, j'enlève un ingrédient et je le change par une épice, un condiment mexicain". Ce qui donne par exemple une entrecôte grillée au Chimichurri. À la tête du restaurant depuis fin septembre, Olivier Reginensi se réjouit de pouvoir allier cuisine méditerranéenne et mexicaine. " Elles ont le riz en commun. Et les aliments de base sont les mêmes : ail, oignon, tomates, poivrons. Tout ce que Christophe Colomb nous a ramené d'Amérique !"
Originaire de Martigues, Olivier Reginensi a toujours eu un attrait pour la cuisine méditerranéenne. "Mes grands-parents, espagnols, se seront réfugiés en 36 en France lors de la révolution de Franco. Ma grand-mère m'a énormément appris en cuisine." Voulant approfondir ses connaissances, Olivier Reginensi s'est rendu au Mexique pour trois semaines à la découverte de produits locaux et d'ingrédients inconnus, notamment des piments. "J'ai fait beaucoup d'essais pour savoir par exemple par quelles épices mexicaines je pourrais remplacer le piment d'Espelette".
Installé depuis 19 ans aux États-Unis, Oliver Reginensi aime toujours autant New York. "Ici, les restaurants sont pleins. Les gens ne regardent pas le menu sur la porte puis sur l'enseigne d'à côté pour savoir qui propose le meilleur deal. Les gens ont de l'argent à New York et ça se voit. J'aime ce côté glamour". Une atmosphère à laquelle il a pu s'habituer après avoir travaillé aux côtés de Sylvain Portay à The Dining et de Daniel Boulud à Daniel. "Le cliché de dire que les Américains ne s'intéressent pas à la gastronomie est complètement déplacé".





















