Les Français de NBA prolongent leur séjour dans l’Hexagone
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Joakim Noah pourrait rejoindre l'équipe du Paris-Levallois dans les prochains jours.
16 novembre 2011
Initialement prévu pour une courte durée, le passage des joueurs français de NBA dans l’Hexagone se prolonge de quelques semaines à cause de la grève (Lock-Out) de la ligue nord-américaine de basket. Tony Parker, Nicolas Batum, Ronny Turiaf et Boris Diaw vont ainsi pouvoir continuer à faire vibrer la France du basket.
"Je pensais vraiment qu’un accord serait trouvé lundi, mais la NBA se retrouve désormais dans une impasse" constate un Joakim Noah visiblement déçu par la tournure des événements. En effet, le syndicat des joueurs de NBA (NBPA) a rejeté une énième proposition de la ligue concernant la convention collective sur la répartition des revenus pour les dix prochaines années. Les joueurs s’estiment lésés et ne souhaitent pas voir leurs salaires réduits de plus de 12% alors que plus de la moitié des franchises NBA sont déficitaires. Conséquence de cette grève (Lock-Out): la saison ne reprendra peut-être pas et les joueurs sont libres de choisir où ils évolueront durant les prochaines semaines.
Pour la plupart des joueurs français de NBA, le choix a été simple : revenir jouer dans l’hexagone. Tony Parker (San Antonio Spurs), Ronny Turiaf (New York Knicks), Nicolas Batum (Portland Trailblazers), Boris Diaw (Charlotte Bobcats) ont ainsi décidé respectivement de garnir les rangs de Villeurbanne (ASVEL), du SLUC Nancy et de la JSA de Bordeaux. Concernant Diaw et Parker, leur décision a été guidée par les relations particulières qu’ils entretiennent avec les clubs pour lesquels ils ont signé. Tous deux membres actifs de la direction de ces équipes –Boris Diaw est le président du club Bordelais, Tony Parker est le directeur des opérations basket de l’ASVEL- les deux internationaux ont répondu à l’appel du cœur plutôt qu’aux ponts d’ors que leurs offraient plusieurs grosses écuries européennes. « Ma venue à l’ASVEL est quelque chose de logique » précise Tony Parker, « c’est mon club et je me dois de l’aider dès que possible ». Plus étonnant encore, le choix de Boris Diaw de revenir dans sa ville natale et de signer dans son club de la JSA Bordeaux. En effet, le club évolue en seconde division nationale ! « Ce n’est pas un problème pour moi » souligne le capitaine de l’équipe de France, « je vois ce retour comme une expérience humaine exceptionnelle ». Habitués aux déplacements en avion et à des salaires de plusieurs centaines de milliers de dollars mensuels, les deux bleus ont accepté de changer radicalement de cadre de vie et de mettre de côtés les privilèges qui entourent tout joueur de la grande ligue américaine. Tony Parker ne reçoit que 1500 euros de salaire mensuel et Boris Diaw effectue avec son équipe les déplacements en bus à travers la France. « C’est marrant, cela me rappelle mon adolescence lorsque nous passions nos week-ends sur les routes pour rejoindre l’autre bout du pays pour y disputer une rencontre » sourit le Bordelais.
Joakim Noah vers le Paris-Levallois ?
Très déçu par la tournure des événements en NBA, un nouvel international français de NBA pourrait débarquer dans l’hexagone dans les prochains jours. En effet, le pivot des Chicago Bulls Joakim Noah pourrait signer très prochainement un contrat avec l’équipe du Paris-Levallois. Passé par le club lorsqu’il avait 7 ans, le fils de Yannick pourrait lui aussi suivre les pas de Boris Diaw et rejoindre son club d’enfance. « C’est sûr que ça me brancherait, je prendrai une décision dans la semaine » souligne le pivot titulaire de l’équipe de France. L’arrivée d’un joueur de ce niveau viendrait encore plus susciter l’engouement du public français pour le basket et aurait un effet positif sur les taux d’affluence des salles de Pro A (première division Française). Selon la Ligue Nationale de Basket (LNB), le taux de remplissage des enceintes sportives de première division aurait augmenté de quasiment 30% depuis l’arrivé des stars de la NBA. « Après l’excellente prestation des bleus à l’Euro, le basket français attire de nouveau les projecteurs par l’arrivée de ces joueurs » souligne le consultant et ancien entraîneur Jacques Monclar « c’est très bon signe pour le futur du basket hexagonal ».
Les fans de balle orange sont aux anges, mais le plaisir pourrait être de courte durée : si le conflit se résout, les joueurs auront 72 heures pour revenir aux USA et rejoindre leurs formations respectives. Au public français de profiter du moment présent.





















