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Mini-miss, un concours bientôt censuré?

Mini-miss, un concours bientôt censuré?

Marc Andrew Deley/GettyImages

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07 mars 2012

Phénomène de société, l’hypersexualisation des enfants gagne peu à peu la France. Pour prévenir les dérives observées outre-Atlantique, un rapport parlementaire envisage l’interdiction de ces concours de beauté pour fillettes.

De New York à Paris, l’affaire avait fait grand bruit. En décembre 2010, la version hexagonale du célèbre magazine américain Vogue publiait des photos mettant en scène une fillette dans des tenues et postures suggestives. Devant la polémique, le gouvernement confiait une mission d’information sur l'hypersexualisation des enfants à la sénatrice UMP Chantal Jouanno. Dans un rapport publié lundi, l’ancienne ministre propose notamment l’interdiction des concours de Mini-miss. Une idée impensable aux Etats-Unis.

Bêtes à concours ?

Né à Atlantic City en 1921, le concours de beauté voit défiler des enfants dès les années 60 avant de gagner l’Europe. « Pour les Anglosaxons, ce type d’élection est surtout un business, une compétition, avec un droit d’inscription payant et des récompenses de plusieurs milliers de dollars », rappelle Michel Le Parmentier, organisateur du concours « Mini-miss France » depuis 1989. « Chez nous, c’est un jeu sans maquillage, les fillettes ont au moins 7 ans et portent des robes de princesse pour éviter toute érotisation et provocation », ajoute-t-il, déplorant l’amalgame entretenu par les médias avec les pratiques américaines « hystériques » ou le mannequinat.

Talons hauts, maillots de bain, faux seins... Aux Etats-Unis, les dérives n’ont pas tardé. Encouragées par leurs mères, des petites candidates peinturlurées jouent les femmes fatales, voire davantage (vidéo). Véritables objets de fascination, les Mini-miss possèdent leur propre émission de télé-réalité depuis 2009 : « Bambins et Diadèmes » (« Toddlers & Tiaras »). Malgré les succès d’audimat, les critiques se multiplient. Des associations familiales réclament la suppression du programme et dénoncent une sexualisation des enfants de plus en plus précoce.

Un besoin de réglementation

« Je ne crois pas qu’interdire ces concours de beauté soit réaliste », reconnaît Hilary Levey Friedman, sociologue à Harvard. « Une tentative en Australie a échoué, parce qu’il est très difficile pour un gouvernement de dire aux parents comment éduquer leurs enfants ». Au contraire des Etats-Unis, la France envisage de franchir le pas. « Si les élections de Mini-miss sont proscrites en France, la gymnastique, la danse et le patinage artistique vont-ils suivre le même chemin ? » demande l’universitaire américaine, qui promeut « plus de régulations » pour protéger les enfants.

Pour éviter les débordements et les concours sauvages, Michel Le Parmentier propose que l’éventuelle future loi reprenne la charte interne de son organisation. « Je souhaite que le concours soit réglementé. D’ailleurs le rapport – dont une seule page sur les 160 pages concerne les Mini-miss – évoque une interdiction ou un encadrement », précise-t-il. Avant d’ajouter, optimiste : « Il est toujours difficile d‘interdire, regardez l’exemple du voile… ». En attendant, le fondateur du concours national se dit favorable à une émission télévisée sur le modèle des Miss France. « Mais si c’est trop aseptisé, est-ce que cela intéressera les gens ? »


commentaires

Pour les mamans et les papas dont les enfants participent aux concours Mini-Miss, il faut savoir qu'il existe dorénavant un CONCOURS D’ÉLÉGANCE pour adultes amateurs. Ce concours "gratuit" s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes de tous âges, sans critère de taille ou de poids.
Plus d'infos sur ce concours proposé par l'association PRIVILÈGE ÉLÉGANCE
http://www.concours-elegance.co

OEILLET Sylvie
13 septembre 2012


Les fillettes s'amuseraient autant entre elles, le temps d'un gouter d'anniversaire. Cette surexposition des fillettes pris au jeu d'etre une poupée qui se désire, les conditionne à la compétition basée sur la seule apparence et va les conditionner pour toute leur existence, et faire d'elles des adolescentes complexées, des pygmalions de leur mère(risque d'anorexie) et évidement des adultes histrioniques en souffrance. Sacrifice à l'autel du désir, que font ces mères,pères et juges?

hub
29 mai 2012


Si c'est une petite fille qui demande a ses pârents de faire ce concours pourquoi le refuser ? juste de poser des limites mais les gens voient le mal partout !

Anyah Udinov
15 mars 2012


Bravo au concours français de MINI-MISS qui a bien compris qu'il ne fallait pas faire comme les américains qui, à voir ces concours de beauté pour enfants, ne respectent pas les principes d'intérêt supérieur de l'enfant et de la dignité de la personne humaine.

clémence dujardin
08 mars 2012