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Un "mur des cons" au Syndicat de la magistrature suscite l'indignation

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Vidéo Atlantico

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24 avril 2013

Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Jacques Attali, Nadine Morano : des dizaines de portraits de personnalités politiques, surtout de droite, mais aussi d'intellectuels et de journalistes épinglés sur un "mur des cons" au sein du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, provoquaient mercredi une vague d'indignation.

Sur ce trombinoscope fait maison, se superposent des personnalités telles que l'ex garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l'ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc ou encore le journaliste David Pujadas. Certains ont même été rebaptisés de surnoms choc : l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (UMP), affublé d'un autocollant du Front national sur le front, est "l'Homme de Vichy", quand le magistrat Philippe Courroye est qualifié de "Fossoyeur du 92".

Parmi les photos collées pèle-mêle, une inscription prévient les syndiqués : "Avant d'ajouter un con, vérifiez qu'il n'y est pas déjà." La diffusion mardi sur le site Atlantico d'une vidéo du panneau de photos, installé dans le local du SM à Paris, a suscité un déchaînement de protestations. "Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l'ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts", a tenté de relativiser la présidente du SM, Françoise Martres. "Ce sont des images prises à notre insu dans un lieu privé, notre local syndical, qui n'est pas accessible au public", a-t-elle ajouté, en qualifiant ce mur de "défouloir" et d'action de "potache".

Mais le monde politique, largement épinglé, a vivement condamné cette initiative. Dénonçant une "liste noire" qui "peut faire craindre la mise en place d'une justice politique", Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des forces de sécurité, dit avoir reçu "avec dégoût et effarement" ces images. "Ce pilori judiciaire pourrait faire sourire s'il n'était pas organisé par des magistrats ayant prêté serment, qui mettent en examen, jugent et condamnent", écrit-il dans un communiqué.

"On est toujours le con de quelqu'un"

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, devait être interrogée mercredi après-midi "par des parlementaires pour saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM)", précise-t-il. Dans la matinée, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a écrit à François Hollande pour lui demander ce qu'il comptait faire pour que le CSM soit saisi. Sur Twitter, l'ex-ministre UMP Nadine Morano, estime que le "mur des cons" illustre "le déshonneur et le vrai visage" du SM. Pour le vice-président du FN Louis Aliot, "se pose clairement aujourd'hui la question de la dissolution de ce syndicat subversif contraire aux principes démocratiques élémentaires".

Dans le monde judiciaire, Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats, a dit sur Twitter sa "surprise attristée d'être sur le mur des cons". "On est toujours le con de quelqu'un, dit la maxime", philosophe-t-il, tout en ajoutant: "La magistrature n'a pas besoin de ça". L'Institut pour la justice (IPJ), association classée à droite, dont le secrétaire général Xavier Bébin est également placardé sur le mur, demande "la dissolution" du SM. L'IPJ "n'a pas de mots pour qualifier l'indécence morale de la présence" sur ce mur du "père de Pascale, violée et assassinée par Guy Georges", ajoute l'association.

La police n'est pas épargnée non plus. Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers, dénonce "l'existence d'un tableau de chasse établi par les magistrats" et s'interroge sur "l'impartialité de la justice". "Je me réserve de porter plainte pour injure", annonce-t-il. Robert Ménard, ex-président de Reporters sans frontière, a lui aussi indiqué qu'il porterait plainte pour " injures " après avoir découvert son portrait. Le SM, deuxième syndicat de magistrats, s'était déjà attiré des critiques à droite pendant la campagne présidentielle de 2012 pour avoir appelé à voter contre Nicolas Sarkozy.

commentaires

Pas vraiment surprise, ce syndicat ne defend pas les victimes mais ceux qui sont en prison. Elle est belle l'impartialite de la justice.

Eloise
24 avril 2013


C'est le monde binaire gauchiste soit vous etes de leurs cotes ou alors traite de tous les noms en xxx-Ist, xxx-Phobe ou xxx-Cho, mais eux oublient bien vite les massacres du à leurs ideos.

Louis From Louis
24 avril 2013